Une semaine sans publication et toujours pas de billet sur un quelconque film ?
Hé bien non, aujourd'hui il me sied de laisser la place a une des plus fabuleuses grande gueule contemporaine, j'ai nommé Georges Bernier, as le Profresseur Choron...
L'avantage de ce documentaire de l'implacable Pierre Carles (sorti en 2008) est qu'il me permet de ne pas devoir devoiler la biographie de ce provocateur inné et non feint.
JE RETIRE MA CULOTTEEEUUUU...
Tout a ete dit et meme son contraire a propos du fondateur de Hara-Kiri,Charlie Hebdo (le vrai), Grodada et La mouise mais il me parait evident que le film de Carles narre sa realite au plus proche, grandeur et decadence d'un homme qui cherchait sa liberte contre tous.
Je n'en ecrirai pas plus et vous laisse visionner le documentaire ici-meme.
Je n'ai jamais vu autant de monde roder autour des cinemas de Montparnasse un mardi soir, et pourtant aucune festivite n'avait ete programmee dans le quartier ; atmosphere doucereuse, les gens sont beaux : avis aux dragueurs(es) !
Betement, je ne profite pas de cette ouate generalisee, mais me faufile pour aller voir un film argentain de Pablo Trapero, sombre et rempli de carcasses de voitures en tous genres (avec en guest des Renaults des annees 80), comme quoi je cherche vraiment la deprime ce soir...
J'AI FAIT DES ETUDES DE SECOURISME
De deprime, ce film en est fortement question.
Sosa (Ricardo Darin) est un avocat plus ou moins dechu, specialisé dans le detournement des assurances dues aux accidentés de la route. Il se deplace d'hopitals en lieux de boucheries, pour proposer aux victimes de les aider a toucher leurs prime d'assurances tout en en detournant une part pour sa societe. il est le Caracho, le rapace comme les nomment les argentins, symbole d'une certaine forme de corruption dans le pays.
Un soir, lors de ses peregrinations, il rencontre Lunjan (Martina Gusman), une medecin urgentiste, un peu ange perdu toujours sur la breche, trop pro pour etre parfaitement equilibree et la drague maladroitement (un peu comme vous, a Montparnasse ce soir...)
Le film relate donc une histoire de rencontre fortuite, d'accident finalement, entre deux etres mal dans leur peau, se cherchant, dans un Buenos Aires banlieusard, a la beaute plus que defraichie, un environnement hautement incertain renforcant l'etat d'esprit des protagonistes, mais aussi de la population.
L'univers dans lequel ils evoluent est effectivement tres sombre, repetitif dans le glauque, sans aucun espoir et pour tenir le coup, il faut soit magouiller comme Sosa soit prendre regulierement des drogues, anesthesiant toute sensibilite, comme Lunjan qui se shoote a la novocaine entre des orteils fatigués.
Leur entourage, des demis mafiosi, des familles de victimes, des collegues hasardeux, des superieurs abusant de leur situation, ne risque pas de les sortir de leur torpeur.
Le romantisme de la relation qu'ils ont peine a nouer est d'autant plus intense et emouvante qu'elle est fragile tant les circonstances exterieures pesent sur eux. (meme leurs penibles horaires de boulot sont de la partie, ca commence a faire beaucoup)
Le realisateur a donc bien decide de nous plonger au coeur d'un monde clos, sans ame mais avec haine et violence, d'où on ne peut sortir.
Les corps sont filmes de tres pres, un peu comme si la vies des personnages etait inscrite sur leur visage harasses.
les scenes d'accidents, tres violentes et tres courtes, vues quelques fois au niveau de l'impact, pourraient meme symboliser les tourments que vivent les deux heros qui ne savent pas comment faire pour s'echapper et du coup se cognent a leux propres murs mentaux.
D'ailleurs, la scene de la baston entre hospitalisés a la clinique, resume tres bien l'apreté des rapports humains dans le film : l'ennemi, c'est l'autre (les flics inclus)
ATTENDS, JE VAIS TE RECOUDRE
Meme le coup de pouce que Sosa donne a un de ses amis en lui fracturant une jambe avant de faire semblant de se faire renverser par une voiture (pour qu'il touche la prime d'assurance) se revele etre un fiasco ; ce dernier succombant sous le choc se retrouvera directement au cimetiere.
Quoi qu'on entreprenne, les actes sont voués a l'echec.
Le soleil apparait fort peu dans ce film, qui lui prefere une lumiere tres ponctuelle, voire aux neons, meme les acteurs cherchent l'eclairage dans le no man's land du decor. Des lieux on ne verra que les details mais jamais son ensemble, tout comme les visages couverts de sangs, que la camera fixe au plus pres.
Le jeu tres physique et prenant des protagonistes (Ricardo darin et Martina gusman vraiment justes, puisants et finement expressifs) renforce une fois de plus l'idee de voir des prisonniers (physiquement et mentalement), se debattre dans un monde qu'ils doivent absolument quitter pour esperer revivre.
J'espere qu'il n'est pas la peine que je vous dise que l'amour est plus fort que tout, vous ne me croiriez pas, et d'ailleurs je vais m'autocensurer pour ne pas repondre a cette question qui sous-tend Carancho en filigrane, la mort de l'egerie de Russ Meyer me permettant de faire un aparté.
En effet, mon telescripteur a encore gresillé me revelant la disparition de Tura Satana, la plantureuse actrice a la poitrine hymalayenne, d'entre autre Faster pussycat, kill! kill!, qui a sans aucun doute du faire exploser beaucoup de boutons (et pas que d'acnee), chez les ados des années 60.
Encore une actrice qui a amene sa vie personnelle dans son travail, et croyez moi il y avait du cuir...
Je viens d'apprendre grace a mon telescripteur perso, que l'actrice a la voix rauque et melancolique venait de passer l'arme a gauche ce vendredi, d'un cancer, a l'age de 58 ans et devrait etre inhumee prochainement au Pere Lachaise.
Son deces me ramene a des souvenirs plus ou moins lointains :
Arrivant a Paris il y a quelques annees, et nouant de nouvelles connaissances plus agées, je me suis retrouvé etre le rare de cette petite bande a ne pas pouvoir mettre de visage sur ce patronyme, meme si j'avais forcement deja vuLe dernier tango a Paris.
Ces crapules m'ont initie manu militari et j'ai decouvert une actrice a fleur de peau, dont j'avais le sentiment qu'elle melait sa vie et son jeu, que sa sombre grace la rendait fragile a chaque instant.
HA OUAIS QUAND MEME !
A l'epoque, on pouvait clairement faire une distinction entre ceux qui aimaient ce genre de personnages, et donc un pan de cinema et les autres, moins sensibles mais plus nombreux, qui rejetaient toutes formes de psychologie animale. Curieux par nature, je me suis delecte devant la vision de moult petits chefs d'oeuvres rares, et j'ai vite compris pourquoi ces films interessaient particulierement mon entourage : ils refletaient leur vie, plus ou moins barrée et intense, alors que j'avais une approche d'identification beaucoup plus en retrait. Bref, chez eux, on etait dans le concret, surtout que la plupart la connaissait.
Rassurez-vous je ne m'etendrais pas plus ici, mais cet intermede nostalgique m'a poussé a pianoter ce billet.
Alors Maria Schneider c'est qui, c'est quoi?
Fille de Daniel Gelin (qui ne l'a jamais reconnue) et d'un mannequin roumain dont elle a herite du nom. Née en 1952, elle quitte le foyer familial a 15 ans, vit de petits boulots, rencontre Bardot qui la prend sous son aile, rencontre Delon qui lui met le pied a l'etrier et participe au dejanté What a flash,
sorte de "cinema réalite" axé cul ou JeanMichel Barjol, filme une floppee d'acteurs et d'artistes plus ou moins celebres enfermes ds un studio pendant 3 jours et 3 nuits. (Jean-Pierre Coffe y est infernal mais le film est purement inmatable)
Elle fut revelee au grand public par son role d'amante de Marlon Brando (et de Jean-Pierre Leaud mais beaucoup moins), dans Le dernier tango a Paris(1972), flamboyant film de Bertolucci, veritable scandale pour mamies a l'epoque, particulierement sur la Croisette, et devenu culte depuis,
notamment grace a la celebre scene du "beurre en guise de vaseline".
DES HURLEMENTS SOUS LE PONT DE BIR-HAKEIM
Cette scene non prevue mais fomentee par Bertolucci, mettra Maria au pied du mur :
Acte non simulé dont elle se sentira a jamais salie, la decrivant comme un veritable viol, ce que reconnaitra le realisateur en lui demandant pardon a titre posthume.
Au dela de la sodom' sur le plancher, le film est peut etre magnifiquement réalisé, mais il n'en demeure pas moins fortement narcissique, et tres surfait aux dires de ses detracteurs.
La rumeur voudrait que ce soit Brando, (magnifique 2 heures durant, pour le role de l'americain en pleine decheance) qui ait aidé a la réalisation.
Epuisée mentalement par ce tournage et apres quelques difficultes psychiatriques elle part a Rome pour jouer dans un film de Rene Clement, La baby-sitter, puis à Barcelone en 1975 pour rencontrer Antonioni qui lui propose de jouer dans Profession : reporter avec Jack Nicholson, oeuvre sur l'errance et la solitude.(Antonioni quoi...)
Jetee a corps perdue dans une radicalite "underground et revoltee", elle sera le symbole, a partir du milieu des annees 70, du sex appeal d'une jeunesse hors-limite : drogues multiples et variees, engagements militants revolutionnaires.
Elle tournera durant ses années de deglingue pour Schmid (avec Depardieu), Garrel (dont elle ne se souvient plus du tournage) et Shroeter , mais surtout pour Duval (avec Miou-miou) pour La derobade, film sur la perte de controle.
Apres un passage chez Rivette ou elle sera la partenaire de Joe d'Alessandro, (le mec qui faisait le plus bander Wahrol) dans Merry-go-round, elle fera quelques apparitions chez Comencini, Collard, Nicloux et Blier (qui lui fera jouer son propre role dans Les acteurs(ou elle se raconte face camera.)
Je ne concluerais pas en la placant parmi les icones feministes rassurez-vous, d'ailleurs je sens qu'apres ce name-dropping, je ne vais meme pas conclure du tout. Bien a vous...
Bon, il est 19 heures, et là, il faut vraiment que j'aille recuperer mon satane velo laisse attache parmi les siens a la Bastille.
Il ne meule pas autant que les derniers jours et je peux donc me permettre un petit detour vers le Latina dans le Marais, m'installer confortablement pour prendre la Carte des sons de Tokyo, gourmand que je suis.
J'ai entendu les pires commentaires sur ce film d'Isabel Coixet, dont je n'avais rien vu, et l'envie me prend de verifier tout ca.
DOIT-ON MANGER DES SUSHIS CHAUDS SUR LE NOMBRIL D'UNE FEMME NUE?
Monsieur Nagara (Takero Nakahara), a la tete d'une grande entreprise nipponne, apprend que sa fille est decedee, et implique David (Sergi Lopez), son amant, commercant en vin d'origine espagnole, comme etant le responsable de son suicide.
Il decide de le supprimer et engage en CDD via son bras droit, Ishida (Hideo Sakaki), une tueuse a gage assez mutique, Ryu (Rinko Kikuchi) sur le grand marché aux poissons de Tokyo.
Celle-ci accepte le job mais quand elle se retrouve nez à nez avec David, elle devient rapidement fascinée, et plutot que de le cramer, elle decide de coucher avec lui dans un love hotel (Le Bastille, dont la chambre est censée etre decoree comme une rame de metro parisien.(je n'invente rien, mesdames et messieurs!))
La ca commence a sentir bon le fantasme tokyoite.
L'histoire est narree en voix off, par un vieil homme (MinTanaka), ingenieur du son, qui a eu en meme temps que David une liaison (platonique, pas de bol), avec Ryu, et qui passe le plus clair de son temps a enregistrer des sons et surtout a epier les deux tourtereaux, ce qui en fait le narrateur ideal, vous en conviendrez.
David a du mal a oublier son amante qui s'est taillee les veines et avoue a Ryu qu'elle fait office de projection, notamment toutes les fois ou ils couchent ensemble au Love Hotel : "avec elle on faisait-ci, avec elle je me mettais comme ca."
Elle se livre assez peu, et on n'en decouvre pas grand chose, meme le vieil amateur de sons aura du mal a bien la cerner.
Le film est interessant d'ailleurs dans l'ambiguite de leur relation. Amoureuse, elle accepte sans broncher le fait de n'etre qu'un corps qui camoufle ses sentiments, pour vivre une passion physique, esperant surement que David oubliera ses fantomes, pour demeurer present avec elle.
Le pire c'est qu'elle aura raison trop tard (comme souvent)
La realisation se veut contemplative mais sans exces de mollesse. Elle essaie de dissequer et d'analyser les rapports etranges des personnages entre eux, et l'ambiance un peu morne et froide, où chacun vit dans sa solitude, est renforcee par une maniere de filmer paradoxalement lente mais saccadée:
metaphore des etres qui peuplent la cite, manquant cruellement de vie relationnelle, mais bouillonnant interieurement.
D'ailleurs, quand le crieur public (a la sauce londonienne), ordonne aux flash-mobers presents de s'embrasser ou de s'insulter 10 secondes, ils retrouvent leur vie normale en un claquement de doigts, comme si la place des sentiments etaient reduite a un lieu et a un laps de temps precis.
Cet intermede indiquera a deux reprises, en allegorie, la situation emotionnelle dans laquelle se trouve Ryu : de l'amour vers la colere.
Petit subterfuge plus efficace que subtil.
JE SAIS QUE TU AIMES LE VIN
Le film est realise quasiment a la maniere d'une enquete, renforcant l'impression que la camera espionne l'action. Alternance de plans fixes et de plans improbables (soit trop cadres a gauche soit a droite), avec des scenes completes ou la camera bouge sans cesse : un poil agacant, deja que le scenario n'est pas tres lineaire.
J'exagere a peine, les decadrages desservent franchement le rythme du film.
La ou par contre il devient plus prenant, c'est dans le choix des lieux ou Isabel Coixet pose sa camera (quand a elle reussi a trouver son tripod, niark).
Le Tokyo presente n'est ni une carte postale, ni un leu anodin, au contraire meme, la ville fait partie integrante du film, et les rues ou deambulent les protagonistes sonnent juste en regard a ce qu'ils sont.
On a pu eviter Shibuya mais pas les karaokes, ni les vues aeriennes.
Passages obligés sur les grandes arteres illuminees et les echangeurs (porte de Bagnolet style), mais pas de sempiternelle ceremonie du thé.
Le cimetiere mais pas le temple...
Nous ne sommes pas embarques dans un voyage en touriste, et pour faire court, la megalopole n'est pas sur-fantasmee, elle est juste le lieu du quotidien.
Quotidien a mon sens trop systematiquement frisquet.
les scenes d'etreintes manquent un peu de presence physique, alors qu'elles auraient pu servir de contrepoint face a la realite.
La cerebralité nipponne dans les jeux corporels n'empechent pas un attachement aux personnages.(Je ne parle pas de bondage bande de pervers)
Il commence a se faire tard la, et puisque vous m'y faites penser, je vais serieusement etudier la question hentaï, en rentrant.
Vous m'aurez tout fait...
Ayant bien retenu la lecon d'hier, et le froid se montrant encore plus menacant, je me suis precipite dans mon cinema de quartier, voir un film (si mes calculs se revelaient exacts) qui devait sentir le gaz d'echappement des SUV, mele a la moiteur sud-californienne.
Sur ce point, je ne fus pas decu, par le dernier opus en date de Sophia Coppola, qui depeint le vide et l'ennui profond d'un comedien tres largement bankable, Johnny Marco (Stephen Dorff que je decouvre).
KEEP IT COOL MAN !
Somewhere demarre au moment ou l'acteur principal de la production hollywoodienne surnage en pleine promo pre-diffusion. il vit a l'hôtel, lieu hautement symbolique de la perte de repere, le Chateau Marmont, lieu encore plus symbolique de la jet-set.
Seulement Johnny, s'ennuie, pour ne pas dire plus.
il reste avachi la moitie du temps dans sa chambre, quelques fois face a des lap danceuses qu'il regarde d'un oeil absent, juste avant de s'endormir.
Johnny possede tout ce que le moindre pekin occidental reve d'avoir, mais johnny se sent comme une coquille vide.
Il tourne en rond dans sa Ferrari noire, participe a une fete chez lui alors qu'il n'etait pas au courant, couche dans la minute avec qui il veut presque mecaniquement, sans se departir de sa trogne inerte, la scene ou on lui fait un masque pour des effets sepciaux en est l'exemple type.
Il peut bien aller n'importe où, rien le lui fera le moindre effet.
Johnny en ras le bol de tout, et en gros, ca ne va pas fort.
Seulement il reste impassible, comme s'il n'etait plus maitre de sa vie.
Sa journée est rythmee par les appels matinaux de son agent qui lui indique ses obligations en cours, par des sms d'insultes d'une amante delaissée, et des saluts de nanas folles de son corps de "bogoss"
Le cliché de la vie de star hollywoodienne est donc complet.
GRAZIE, BUONA SERA
Le heros pourrait tourner a vide encore longtemps si son ex femme, "qui a besoin de partir pendant quelque temps", ne lui avait pas confié sa fille, quelques jours, avant qu'elle aille rejoindre une colo pour l'ete.
Et c'est du nouveau rapport, qu'il entretient avec sa fille dont il s'est assez peu occupé, que va naitre en lui une prise de conscience paternelle.
Il joue avec elle a Guitar hero et l'emmene en Italie. On le sent plus jovial, voire plus present, meme dans le cadre, où ils se retrouvent souvent ensemble, et non pas separés par des murs, des couloirs ou des portes, comme il en avait l'habitude avec les gens qui l'entouraient.
C'est a ce moment la qu'il realise que finalement, c'est elle qui compte et quand il devra la quitter, il osera enfin agir individuellement et prendre des decisions, enfin une, enfin peut-etre...
Jolie banalite que d'opposer le vide abyssal (comme beaucoup de decolettés) du star system et le bohneur de partager des moments avec sa fille, non?
Sophia Coppola, papesse de la neurasthenie adolescentes, avait signé avec Lost in translation, une captivante realisation, drole et envoutante sur le vide et l'ennui d'un acteur en roue libre. Ici, l'humour n'est presque plus present, sauf a de tres subtiles occasions, et il manque a Stephen Dorff, l'epaisseur d'un comedien cinquantenaire et inventif comme Bill Murray, pour qu'on puisse s'attacher a cet environnement luxueux mais vide de tout sentiment.
La lenteur du rythme du film, voulue par des plans tres contemplatifs, et la musique phoenixienne, surlignent un peu trop le propos du film, surtout qu'il aurait gagné a ce que l'image de Harris Savides, le chef op, soit un peu plus léchée.
Comment il fait GusVan Sant pour sauver ses productions hein? Ben il se debrouille.
Mon blouson meme pas degraffé pendant une heure et demie, je sors me chercher un tabac d'ouvert et puis en fait non, je crois que je vais rentrer et aller me coucher.